29 Mai In bed with/ Souhela Ferrah
Depuis le début, Paradisio se veut être plus qu’un studio. C’est un espace qui respire la Méditerranée, qui célèbre les artistes, artisans et créateurs qui nous entourent. Un lieu ou l’art côtoie le mouvement, où la créativité circule librement. Avec notre série d’interviews In bed with/, on plonge dans l’intimité et l’univers de créatifs, artistes, artisans et entrepreneurs qui nous inspirent au quotidien.
Pour ce quatrième épisode, et à l’occasion de la fête des mères, on se glisse dans les draps de Souhela. Entrepreneuse, maman solo et fondatrice de Fields of Yarrow, elle partage sa vision du bien-être, de la maternité et du self-care.
Après avoir quitté Marseille pendant dix ans pour Bali, où elle a construit sa marque de skincare naturelle, elle est récemment revenue en France avec l’envie de développer son univers en Europe et de vivre un nouveau chapitre. Entre sport, maternité, entrepreneuriat et équilibre personnel, Souhela nous raconte son quotidien avec beaucoup de sincérité.
Présente toi: qui est Souhela ?
« Je m’appelle Souhela, j’ai 35 ans et je suis la fondatrice de Fields of Yarrow. J’ai quitté Marseille il y a une dizaine d’années pour Bali, au départ un peu par hasard. Je vivais à Singapour et je travaillais dans l’art, pour une galerie et des collections privées. Je suis partie à Bali pour surfer… et finalement je n’en suis jamais repartie. J’y ai construit ma vie, rencontré l’amour et créé ma marque. Je suis revenue à Marseille il y a un an pour développer Fields of Yarrow en Europe et vivre quelque chose de nouveau. »
Comment est né Fields of Yarrow ?
« J’ai grandi entre deux univers : mon père est chimiste et ma mère naturopathe. J’ai toujours été sensibilisée au pouvoir des plantes et à la formulation. Quand je suis arrivée à Bali, j’ai compris qu’il y avait quelque chose d’incroyable à créer autour de ça. Au début, je fabriquais seulement deux produits : un sérum à la vitamine C et une eau à la rose. Mes amis les testaient, ils m’ont énormément poussée à continuer. Puis tout a grandi naturellement. Aujourd’hui, on est une vingtaine à travailler sur la marque, de la formulation jusqu’à la gestion des champs et des extractions au nord de Bali. »
Qu’est-ce que tu voulais transmettre à travers ta marque ?
« Pendant des années, j’ai travaillé dans le mannequinat et à l’époque la green beauty n’existait pas vraiment. J’avais énormément de réactions sur la peau et mon père m’a toujours appris à faire attention à ce qu’on applique sur soi. Avec Fields of Yarrow, je voulais transmettre l’idée que la nature possède déjà tout ce qu’il faut pour notre peau et notre bien-être général. Créer des produits qui nous font du bien à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur. »
Est-ce que devenir mère a changé ta vision du travail ou de l’ambition ?
« Complètement. Quand mon fils est né, j’ai eu envie qu’il soit fier de moi et de lui laisser quelque chose de bénéfique. Avant, j’étais très carriériste. Aujourd’hui, mon travail a beaucoup plus de sens. Mon but, c’est de faire du bien aux autres, sous toutes les formes. Je pense qu’un enfant arrive toujours pour une raison précise dans une vie. »
Comment décrirais-tu ton quotidien de maman entrepreneuse ?
« Je vis vraiment au jour le jour. Mon fils passe avant tout. À Bali, j’ai appris à ralentir et à remettre les priorités au bon endroit. Les journées passent à une vitesse folle, on manque toujours de temps… mais j’adore pouvoir le voir grandir et passer autant de temps avec lui. »
Qu’est-ce qui te rend la plus fière aujourd’hui ?
« Lui. De voir la personne qu’il devient. Il parle plusieurs langues, il s’est énormément adapté à son retour en France et il trouve son équilibre. Je suis surtout fière de sa sensibilité et de tout ce qu’il est. »
Qu’aimerais-tu lui transmettre à travers ton parcours ?
« De croire en lui, en ses rêves, et de rester sensible. Je pense qu’une idée ne nous vient jamais pour rien. Si quelque chose nous passionne profondément, il faut foncer. »
Quel rôle joue le sport dans ta vie ?
« Le sport est un vrai échappatoire mental. C’est mon moment à moi, celui où je me reconnecte à moi-même. J’ai besoin de bouger pour me sentir bien physiquement mais aussi mentalement. Chez Paradisio, j’adore autant le Reformer que la Barre. L’ambiance est intime, chaleureuse, on s’y sent bien. Et surtout, j’aime soutenir d’autres femmes entrepreneuses. »
À quoi ressemble ton rituel self-care idéal ?
« Honnêtement, des choses simples. Bien dormir, bien manger, marcher, boire des infusions… Le sommeil est hyper important pour moi. Mon luxe ultime, c’est d’être couchée avant 22h ! Côté skincare, le matin j’utilise une eau de rose, une crème hydratante et surtout une protection solaire.»
Qu’est-ce qui te fait sortir du lit le matin ?
« Mon fils. Toujours. »
Et les jours plus difficiles, qu’est-ce qui te donne de la force ?
« Lui aussi. Je dois rester debout pour lui. »
C’est quoi une journée réussie pour toi ?
« Une journée où ma to-do est terminée, où j’ai déposé mon fils à l’heure, où j’ai réussi à faire mon sport… et où je peux me coucher tôt ! »
Quel conseil donnerais-tu à une femme qui veut entreprendre mais qui a peur ?
« Bien s’entourer, demander de l’aide et ne pas avoir peur de poser des questions. Et surtout ne jamais abandonner quelque chose qui nous passionne profondément. »
Si ton lit pouvait parler, il dirait quoi ?
« De rester plus longtemps. Mon lit, c’est mon refuge. »
L’interview quickie
Snooze ou debout direct ?
« Snooze… toujours pour quelques câlins avec mon fils. »
Matin, midi ou soir ?
« Matin ! »
Café ou matcha ?
« Les deux ! Mais je suis accro au café. »
Reformer ou Barre ?
« Impossible de choisir. »
Ton cours préféré :
« Le Abs & Booty avec Charlotte. »
Silence ou musique :
« Musique brésilienne, samba. »
La phrase qui t’accompagne :
« Fais confiance à ton destin, tout est écrit. »
Ton luxe préféré :
« Une vraie bonne nuit de sommeil. »
Ton signe astro :
« Taureau, 9 mai. »
Merci à Souhela d’avoir été notre quatrième invitée In bed with/ et d’avoir partagé son univers avec nous !
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